ÁNABE, la leyenda Escrito por ACADEMIA ANAYET, traducción Marie Carmen Alférez

L’an 230 av J.C.


Ma plus précieuse Aurigue, je t’écris ces derniers souvenirs depuis la tente de ce campement temporaire. Je ne sais pas ce qu’il adviendra de moi dans les jours qui arrivent sachant qu’il n’y a aucun présage de bons augures, c’est ce que nous dit notre sorcier Agar. Il est préférable de ne faire aucun cas de ces présages, il est toujours bon d’avoir le courage de ceux que nous respectons et admirons.

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Año 230 a. C.

Mi más preciada Auriga, te escribo estas últimas memorias desde la tienda en este campamento temporal. No se lo que será de mi dentro de unos días ya que no se avecinan buenos augurios, o así nos lo dice nuestro hechicero Agar. Aunque es mejor no hacer mucho caso de los presagios, siempre es agradecido tener detrás el aliento de los que más respetas y admiras.

 

 

Je ne vais pas parler de moi cette fois-ci mais de mon grand ami Anabe qui descendait d’une tribu déjà exterminée, les Hoplitas, lesquels ne purent lutter même avec les coups portés par Filipo II et plus tard son fils le grand Magno, qui finalement en termina avec eux. Il apparaît que ses ancêtres furent les seuls qui survécurent, et choses du destin, sa migration se termina dans notre village. Il me manque ? Bien, j’ai de la nostalgie de nos escapades avec les bonnes femmes et pourquoi pas celles qui ne sont si bonnes, ça se sait, plusieurs jours de guerre font que nous avons envie de viande et même si c’est bien d’utiliser les femmes de nos ennemis vaincus, il est bon aussi de profiter des bons produits des tavernes.

 

En réalité nous avons passé toutes notre vie ensemble, en jouant, en nous disputant et en nous protégeant. Mais tous les deux nous savions que ceci était temporaire, que notre vie ne vaut que peu, tout est question d’un simple mauvais mouvement. Peut-être que le mien n’est pas si lointain. Pergamo est chaque fois plus proche et ses défenseurs sont plus puissants, surtout Atalo, vaillant fils de sa mère.

 

La bataille se déroula il y a quelques jours. Comme toujours, tout débuta avec des cris et insultes les uns contre les autres. De préférence nous luttons nus, déjà que nous n’aspirons à rien sauf atteindre l’immortalité à travers de la proximité de nos dieux et pourquoi pas, nous sentir des héros, nous pouvons faire certains gestes déplacés à nos ennemis.

 

Le ciel était couvert et il tombait des trombes d'eau, comme ce que nous avons eule jour d'avant, c'est pour cela que la terre était trempée.A chaque gorgée une odeur pénétrante de terre humide nous envahissait complétement.Mais, peu nous importait.Nous étions là-bas pour tuer et le plus grand nombre possible.C'est ce que nous avons faire et c'est pour cela que nous nous sommes entraînés.

 

La bataille commença très vite. Nous eûmes un assaut par le flanc droit. Réellement, nous ne savions pas d’où ils arrivèrent mais ils étaient là-bas, avec leurs corps enduits d’excréments de bœufs. Ils furent très rapides. Pour notre fortune, nous pûmes réagir à temps en faisant « la phalange » pour nous protéger avec nos boucliers. A ce moment-là, nous pouvions seulement les repousser sans lutter aurait été du suicide. Ainsi nous dûmes patienter un certain temps que nous parut sans fin. Anabe était à mes côtés, comme d’habitude, il me regardait et me souriait. Dans ses yeux on pouvait voir son désir ardent de sortir de là, pour commencer à découper bras et têtes, il prenait beaucoup de plaisir d’y penser. Et nous eûmes une opportunité. En un instant nous pûmes ouvrir une brèche afin de commencer à avancer, nous étions les soldats de corps à corps. Je pouvais voir comment Anabe sortait les intestins de nos ennemis. De partout gisaient des extrémités de corps, la puanteur de la sueur se mélangeait avec le sang chaud qui recouvrait tout. Ce fût à ce moment-là que je vis qu’on le frappait mortellement à la tête, j’allai le chercher mais rien ne pouvait se faire. Il était trop tard… Il était debout, le regard fixe, de rage. Il savait que tout était terminé et qu’il n’aurait pas d’autres opportunités. Il me sourit vaguement mais avec sincérité. C’était son dernier adieu du plus profond de son être. Il ne voulait pas tomber car s’il le faisait, il ne se relèverait plus. Ses yeux transmettaient encore de la force mais son corps commençait déjà à tituber. Finalement il tomba. J’essayais de l’attraper mais je ne pus, la lutte continuait, il n’y avait pas de trêve, il n’y avait pas de temps pour des lamentations inutiles. Cependant, en ces instants, tout était silencieux pour moi, c’était comme si le temps était suspendu. Seul mon esprit était pour Anabe, le reste n’existait simplement pas. Couché à ses côtés, je ne pus entendre uniquement ce qu’il me disait « amis pour toujours, à la vie, à la mort ». Ce fut tout. Le reste de la bataille importait peu, je tuais par rage, pour me soulager. Et on gagna, mais quelle importance réellement. Notre destin était déjà écrit comme celui d’Anabe…

 

Pero no es de mí de quien voy a escribirte esta vez sino de mi gran amigo Ánabe, quien descendía de una estirpe ya extinguida, los Hoplitas, quienes no pudieron con los golpes infringidos por Filipo II y más tarde por su hijo el gran Magno, quien finalmente acabó con ellos. Parece ser que sus ancestros fueron de los pocos que quedaron y, cosas del destino, su migración terminó en nuestro pueblo. ¿Le hecho de menos? Bueno, añoro nuestras correrías detrás de las buenas mujeres y, por que no, de las no tan buenas, ya se sabe, muchos días de guerra le hacen a uno tener ganas de carne y, aunque está bien usar las mujeres de nuestros enemigos vencidos, también se disfruta del buen producto de las tabernas.


En realidad hemos pasado toda nuestra vida juntos. Jugando, peleando y protegiéndonos. Pero los dos sabíamos que esto es temporal, que nuestra vida vale más bien poco, todo es cuestión de un simple mal movimiento. Quizás el mío no esté tan lejano, Pérgamo cada vez está mas cerca y sus defensores son muy poderosos, sobre todo Átalo, valiente hijo de su madre.

La batalla fue hace unos días. Como siempre, todo empezó con los gritos e insultos de los unos contra los otros. Al preferir luchar desnudos, ya que no aspiramos a nada excepto a alcanzar la inmortalidad a través de la cercanía con nuestros dioses y, por que no, a sentirnos héroes, podemos hacer gestos no muy educados a nuestros enemigos.


El cielo estaba cubierto y lloviznaba, lo había estado haciendo todo el día anterior, por lo que hacía que la tierra estuviese empapada. A cada bocanada, un penetrante olor a tierra húmeda nos llenaba por completo. Pero a nosotros eso no nos importaba. Estábamos allí para matar y a cuantos más mejor. Es lo que sabemos hacer y para lo que se nos ha entrenado.

La batalla empezó muy rápido. Tuvimos una embestida por el flanco derecho. Realmente no sabemos de donde salieron, pero allí estaban, con sus cuerpos manchados de excrementos de buey. Fueron muy rápidos. Para nuestra fortuna reaccionamos a tiempo y pudimos hacer la falange para protegernos con nuestros escudos. En aquel momento sólo podíamos rechazarlos pero no luchar, hubiese sido un suicidio. Así, tuvimos que aguantar un tiempo que parecía nunca acabar. Ánabe estaba a mi lado, como de costumbre, él me miraba y sonreía. En sus ojos se podían ver sus ansias de salir de allí para empezar a rasgar brazos y cabezas, disfrutaba con ello. Y tuvimos la oportunidad. En un instante nos pudimos abrir y empezamos a avanzar, ya éramos los soldados de cuerpo a cuerpo. Podía ver como Ánabe ya estaba sacando los intestinos de nuestros enemigos. Había extremidades de cuerpos por todos los lados, el hedor a sudor se mezclaba con el de la sangre caliente que lo cubría todo. Fue en ese momento cuando ví como le golpeaban mortalmente en la cabeza, fui a por él, pero ya nada se podía hacer. Era demasiado tarde.... Él estaba de pie con la mirada fija, de rabia. Sabía que todo había acabado, que no había segundas oportunidades. Me sonrió vagamente pero con sinceridad. Era su adiós desde lo más profundo de su ser. No quería caer ya que si lo hacía ya no se levantaría más. Sus ojos transmitían todavía fuerza pero su cuerpo ya empezaba a balancearse. Finalmente cayó. Intenté cogerle pero no pude, la lucha continuaba, no había tregua, no había tiempo de lamentaciones inútiles. Sin embargo, en esos instantes todo era silencio para mi, era como si el tiempo se hubiese detenido. Mi mente sólo era para Ánabe, lo demás simplemente no existía. Tumbado a su lado sólo pude oír que me decía "amigos para siempre, en la vida como en la muerte". Eso fue todo. El resto de la batalla no importaba, maté por rabia, para desahogarme. Y ganamos, pero qué importa realmente. Nuestro destino ya está escrito, como el de Ánabe....

VOCABULAIRE - Anabe

 

Augures: Augurio

Sorcier: Hechicero 

Présages: Presagios

Ancêtres: Ancestros 

Trempée: Empapada

Gorgée: Bocanada

Assaut: Embestida, asalto 

Flanc droit: Flanco derecho

Bœuf: Buey

Puanteur: Hedor

Vaguement: Vagamente

Trêve: Tregua

Rage: Rabia

Soulager: Aliviar, desahogar.

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